La sécurité de l'IA englobe l'ensemble des ressources utilisées pour protéger le développement d'applications IA, pour régir l'utilisation de cette technologie par vos collaborateurs, ainsi que pour protéger les applications et les modèles soutenus par IA.
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La sécurité de l’intelligence artificielle (IA) correspond à l’ensemble des contrôles qui préviennent les cyberattaques contre les déploiements d’IA et qui en garantissent le bon fonctionnement. Tout comme la cybersécurité protège les systèmes informatiques et les données numériques en général, la sécurité de l’IA protège le cycle de vie de l’IA — depuis la conception de modèles, les données d’entraînement et le développement d’interfaces jusqu’au déploiement d’applications en aval. Les technologies, processus et pratiques de sécurité de l’IA permettent de :
L’adoption de cette technologie ayant fait un bond, la sécurisation de l’IA est devenue un impératif. L’IA a été adoptée rapidement : D’après McKinsey, l’utilisation de l’IA générative au sein des entreprises est passée d’un taux de 33 % en 2023 au chiffre de 71 % en 2024. D’ici 2025, près de 78 % des entreprises ont déclaré utiliser l’IA dans au moins une fonction métier.
Pour de nombreuses organisations, l’accélération de l’adoption de l’IA a largement dépassé les capacités de la sécurité traditionnelle. L’IA a complexifié la surface d’attaque organisationnelle. Les systèmes IA se composent de plusieurs couches interdépendantes : pipelines de données, entraînement des modèles, hébergement des modèles, protocoles, API, interfaces utilisateur, plug-ins et agents. Or, toutes ces couches se doivent d’être sécurisées.
Par exemple, un bot de service client — s’il est manipulé par injection d’invites ou une autre attaque spécifique à l’IA — pourrait divulguer des données sensibles concernant les collaborateurs ou des secrets professionnels. Un acteur malveillant peut également abuser d’un modèle en le submergeant sous un flot de requêtes afin d’aboutir à une surconsommation des ressources de l’IA ou à un épisode de déni de service. Une meilleure compréhension des principaux risques pour la sécurité de l’IA et des pratiques recommandées, ou encore des approches de sécurité adaptées à l’IA générative et agentique, peut aider les organisations à prévenir ce type d’attaques.
L’IA clandestine désigne l’intégration de modèles et d’outils d’IA sans la supervision des équipes informatiques ou de sécurité. Il existe deux types d’IA clandestine :
Une enquête a révélé que 85 % des décisionnaires en matière d’informatique indiquent que leurs collaborateurs adoptent les outils IA à un rythme plus rapide que leurs équipes ne peuvent les évaluer. Cette même enquête a également montré que 93 % des collaborateurs saisissent des informations sans autorisation préalable au sein de ces outils. Sans une vue d’ensemble des outils utilisés par les collaborateurs, des données sensibles de l’entreprise, telles que du code propriétaire ou des informations d’identification personnelle (PII), peuvent être transférées vers des services d’IA qui ne respectent pas les seuils de sécurité requis.
Les grands modèles de langage (LLM) constituent des cibles attractives pour les cybercriminels car ils sont très largement utilisés et, dans certains cas, intégrés aux infrastructures des entreprises. Le Top 10 de l’OWASP des risques liés aux LLM comprend des attaques des types suivants :
Consultez la liste complète des principaux risques liés aux LLM.
L’adoption de l’IA à grande échelle entraîne également des problématiques liées à la conformité et d’ordre juridique. Les entreprises opérant au sein de secteurs fortement réglementés (la finance et la santé, par exemple) s’exposent à de lourdes sanctions en cas de non-respect des règlements concernant la confidentialité des données, notamment la loi HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act, loi sur la portabilité et la responsabilité en matière d’assurance maladie) aux États-Unis et le Règlement général sur la protection des données (RGPD) dans l’UE. L’IA peut être source de risques pour les informations privées de plusieurs façons :
La stratégie de sécurité désigne la capacité à atténuer les attaques dont dispose un système donné. Une gestion efficace de cette stratégie implique l’adoption d’une approche proactive et globale concernant l’identification, l’évaluation et le traitement des menaces et des vulnérabilités.
La gestion du niveau de sécurité constitue une tâche intrinsèquement complexe. Or, l’IA ne fait qu’aggraver cette complexité. En effet, comme les systèmes IA englobent des données, des modèles, des interfaces, des API et souvent des agents asynchrones, la gestion du niveau de sécurité de l’IA (AI-SPM) peut représenter un défi multidimensionnel. Les entreprises doivent ainsi assurer la cohérence, surveiller les dérives, détecter les anomalies et intégrer les risques spécifiques à l’IA au sein de leurs cadres de gestion des risques. Elles ont besoin d’outils qui leur permettent de faciliter l’adoption de l’IA, tout en assurant la sécurité et la confidentialité de leurs réseaux et de leurs données.
Les responsables informatiques peuvent réduire la complexité de la sécurisation de l’IA en recherchant des solutions qui intègrent certaines pratiques fondamentales :
La sécurisation de la manière dont vous utilisez l’IA générative, notamment des LLM et des outils de discussion, exige la mise en place d’une stratégie multicouche. Les organisations doivent identifier les outils d’IA générative utilisés, la manière dont les utilisateurs interagissent avec ces outils, et ce qu’il advient des résultats de ces interactions.
Vous trouverez ci-dessous quelques exemples des bonnes pratiques à adopter :
| Risque lié à l’IA générative | Pratiques recommandées en matière de sécurité |
|---|---|
| Shadow AI (IA fantôme) | Identification de l’IA clandestine |
| Injection d'invites | Garde-fous du modèle |
| Empoisonnement des données d’entraînement | Contrôle d’accès, chiffrement |
| Fuites d’informations d’identification personnelle | Protection contre les pertes de données (DLP) |
Les agents IA sont des programmes alimentés par l’IA qui peuvent prendre des décisions, appeler des outils externes et enchaîner des tâches, de manière autonome. Les agents d’IA véhiculent leurs propres risques. Ils peuvent, par exemple, être manipulés au fil des sessions et détournés dans le but d’exécuter des actions non souhaitées.
Vous trouverez ci-dessous une liste des principaux risques liés à l'IA agentique :
Le respect des principes fondamentaux suivants peut contribuer à la protection des agents IA :
La sécurité du protocole Model Context Protocol (MCP) est au cœur de la sécurité de l’IA agentique. Les agents IA s’appuient sur les serveurs MCP (Model Context Protocol) pour accéder à des bases de données et des outils externes, tout comme les applications classiques reposent sur des API externes. En savoir plus sur MCP et la sécurité de MCP.
La sécurité de l’IA implique la mise en œuvre de contrôles qui bloquent les cyberattaques et maintiennent l’intégrité des systèmes d’IA. Ces solutions visent à protéger l’intégralité du cycle de vie de l’IA, du développement initial des modèles et de l’entraînement des données au déploiement final des applications et des interfaces.
Il est question d’IA clandestine lorsque des employés utilisent des outils d’IA ou que des développeurs intègrent des modèles sans supervision officielle de la part des équipes informatiques ou de sécurité. Il en découle des failles dans la visibilité et des données sensibles de l’entreprise ou du code propriétaire peuvent être transférés vers des services non approuvés ne respectant pas les normes de sécurité.
Les acteurs malveillants utilisent plusieurs méthodes pour compromettre les LLM (grands modèles de langage), telles que l’injection d’invites afin de neutraliser les instructions intégrées ou l’empoisonnement de données en vue de perturber les ensembles d’entraînement et de fausser le comportement des modèles. Ils peuvent également tenter de voler des modèles propriétaires via des requêtes d’API ou des attaques par déni de service visant à épuiser les ressources informatiques.
Les entreprises doivent adopter une stratégie par couches qui inclut l’identification de tout le trafic généré par l’IA afin de détecter les outils non autorisés. Les étapes clés incluent l’utilisation de la prévention des pertes de données pour empêcher le chargement d’informations sensibles, l’application du principe du moindre privilège pour l’accès et l’utilisation de garde-fous pour bloquer les invites dangereuses ou inappropriées.
La solution AI Security for Apps de Cloudflare protège les applications accessibles au public contre les menaces majeures telles que le vol de modèles et l’injection d’invites. Leurs services surveillent également les interactions des utilisateurs afin d’éviter l’exposition accidentelle de données privées dans les invites ou les résultats des modèles d’IA.