Des acteurs malveillants lancent des attaques DoS et DDoS pour surcharger un serveur web et interdire l'accès à un site web.
Cet article s'articule autour des points suivants :
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Les attaques par déni de service (DoS) et par déni de service distribué (DDoS) sont des tentatives malveillantes de perturber le fonctionnement normal d'un serveur, d'un service ou d'un réseau ciblé en l'inondant de trafic Internet.
Les attaques DoS parviennent à ce résultat en envoyant le trafic malveillant depuis une machine unique, habituellement un ordinateur. Elles peuvent être très simples. Une attaque ping flood basique peut être lancée en envoyant au serveur ciblé un nombre de requêtes ICMP (ping) qui dépasse sa capacité efficace de traitement et de réponse.
Les attaques DDoS, quant à elles, utilisent plusieurs machines pour envoyer du trafic malveillant vers leur cible. Souvent, ces machines font partie d'un botnet, c'est-à-dire un ensemble d'ordinateurs ou d'autres appareils infectés par un logiciel malveillant, qui peuvent être contrôlés à distance par un seul acteur malveillant. Dans d'autres circonstances, plusieurs acteurs malveillants individuels peuvent lancer des attaques DDoS en collaborant pour envoyer du trafic depuis leurs ordinateurs individuels.
Les attaques DDoS deviennent plus fréquentes et plus dommageables à l'ère de l'Internet moderne, pour deux raisons. Tout d'abord, les outils de sécurité modernes ont évolué de manière à stopper certaines attaques DoS ordinaires. Ensuite, les outils d'attaque DDoS sont devenus relativement abordables et faciles à utiliser.
Différents outils peuvent être adaptés pour lancer des attaques DoS/DDoS, tandis que d'autres sont explicitement conçus à cette fin. Les outils appartenant à la première catégorie sont souvent appelés « stressers » ; il s'agit d'outils dont le but déclaré est d'aider les chercheurs en sécurité et les ingénieurs réseau à réaliser des tests de stress sur leurs réseaux. Toutefois, ils peuvent également être utilisés pour lancer de véritables attaques.
Certains outils spécialisés se concentrent uniquement sur une couche particulière du modèle OSI, tandis que d'autres sont conçus pour permettre plusieurs vecteurs d'attaque. Il existe différentes catégories d'outils d'attaque :
Comme leur nom l'indique, ces types d'outils d'attaque utilisent un volume de données réduit et opèrent très lentement. Conçus pour transmettre de petits volumes de données via une multitude de connexions, afin de maintenir les ports d'un serveur ciblé ouverts aussi longtemps que possible, ces outils continuent à monopoliser les ressources d'un serveur jusqu'à ce que celui-ci ne soit plus en mesure de gérer des connexions supplémentaires. Une caractéristique unique des attaques lentes et à faible intensité est qu'elles peuvent parfois être efficaces, même sans recourir à un système distribué tel qu'un botnet, et qu'elles sont fréquemment lancées depuis une seule machine.
Ces outils ciblent la couche 7 (couche application) du modèle OSI, où sont traitées les requêtes utilisant des protocoles comme HTTP. En utilisant une attaque de type HTTP flood pour submerger une cible de requêtes HTTP GET et POST, un acteur malveillant peut lancer du trafic d'attaque difficile à distinguer des requêtes normales, effectuées par des visiteurs humains.
En descendant plus bas dans la pile de protocoles, ces outils utilisent des protocoles tels que UDP pour envoyer d'importants volumes de trafic vers un serveur ciblé, comme pendant une attaque UDP flood. Souvent inefficaces individuellement, ces attaques sont généralement observées sous la forme d'attaques DDoS, où l'ajout d'ordinateurs supplémentaires permet d'accroître l'impact de l'attaque.
Voici quelques outils fréquemment utilisés :
LOIC est une application open source de test de résistance, qui permet de lancer des attaques sur les couches protocoles TCP et UDP depuis une interface WYSIWYG conviviale. La popularité de l'outil d'origine a entraîné la création d'outils dérivés permettant de lancer des attaques depuis un navigateur web.
Cet outil d'attaque a été créé pour remplacer LOIC, en augmentant ses capacités et en ajoutant des personnalisations. En utilisant le protocole HTTP, HOIC est capable de lancer des attaques ciblées, difficiles à atténuer. Le logiciel est conçu pour permettre à au moins 50 personnes de travailler ensemble afin de lancer une attaque coordonnée.
Slowloris est une application conçue pour lancer une attaque lente et faible intensité contre un serveur ciblé. Le logiciel ne nécessite qu'une quantité relativement limitée de ressources pour créer un effet préjudiciable.
R.U.D.Y. est un autre outil d'attaque lente et à faible intensité conçu pour permettre à l'utilisateur de lancer facilement des attaques à l'aide d'une interface simple, de type pointer-cliquer. L'attaque vise à submerger lentement le serveur ciblé en exécutant une multitude de requêtes HTTP POST et en maintenant ces connexions ouvertes aussi longtemps que possible.
Dans la mesure où les attaques DoS et DDoS revêtent différentes formes, leur atténuation nécessite différentes tactiques. Voici quelques tactiques courantes pour arrêter une attaque DDoS :
Cloudflare applique toutes ces stratégies et bien d'autres pour offrir une protection contre les attaques DoS et DDoS les plus volumineuses et complexes. En savoir davantage sur la protection anti-DDoS de Cloudflare et son fonctionnement.